Sampans en février : les parents ne rigolent pas et ne lâchent rien
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Visiblement soutenus par Patrick Viverge (Front de Gauche) qui relaie leurs initiatives sur son blog, les parents de Sampans multiplient, juste avant les vacances de février, les gestes de protestation contre la fermeture de leur cinquième classe. Les 16 et 18 février, ils ont ainsi mené une occupation nocturne de l’école (avec une visite des gendarmes semble-t-il) et une opération escargot. Le point, à trois jours de l’Assemblée Citoyenne qui se tiendra à Sampans aussi (voir notre calendrier en page d’accueil) et qui a pour but de fédérer les parents mécontents autour d’un projet politique porté par Le Front de Gauche.
Sampans est un petit village situé à 4km au nord de Dole, et qui dispose d’un remarquable site web municipal qui chronique régulièrement les actions des parents dans sa rubrique Ecoles. Rappelons déjà que les parents de Sampans assurent l’occupation quotidienne de leur école depuis le 2 février : voilà une belle preuve de constance. Ca ne les empêche pas de se lancer dans d’autres actions, dont Le Progrès s’est fait l’écho ici, dans un papier bien informé et détaillé signé Daniel Labrut.
Un croissant, un tract, bonne route !
Jeudi 16 février, explique le papier, ils étaient une trentaine de parents à bloquer les voitures tout en distribuant des croissants pour expliquer leur colère. Une vingtaine de motivés ont rejoint l’école, après la classe, à 16h30 le même jour, et sont restés jusqu’à minuit passé à occuper les locaux. Il semblerait que les gendarmes soient passés faire un tour, mais sans les expulser. (Info à confirmer, car j’ai deux versions différentes, et j’ai demandé des explications par mail à la mairie qui n’a pas répondu.) Le samedi, ils ont organisé une Opération escargot jusqu’à Dole avec marche jusqu’à la sous-préfecture.
Intéressant, l’argument du privé
Les articles mis en ligne par les parents sur leurs occupations de l’école relaient aussi une info que je n’avais pas encore vue ailleurs : l’argument comme quoi les manifs feraient fuir les autres parents vers l’école privée, moins agitée, moins bousculée par les fermetures de classes.
Ce qui m’intéresse c’est que le privé pèse en effet un poids non négligeable dans la région : je recense 59 établissements catholiques en Franche-Comté, contre 69 en Bourgogne, alors que les populations sont à 1,1 million d’habitants pour la première et 1,63 million pour la deuxième. En clair, la Bourgogne a 15% d’établissements privés catho en plus, pour 29% de population en plus. Donc, le privé dans le Jura, ça compte pour quelque chose.
J’en profite pour glisser ici une info que j’ai glanée à l’Alter-CDEN sur ces effets de vases communiquants : s’il n’est pas ici prouvé que les écoles primaires se concurrencent entre elles à cause des fermetures de classes, il est par contre assez suspect que, dans le second degré, ferme pour la rentrée prochaine un BTS à Lons, dans un établissement public, alors qu’il remporte apparemment un joli succès auprès des élèves de lycée professionnel. Et, ajoutent les perfides, il ne serait pas ahurissant de voir le privé ouvrir le même à la rentrée prochaine pour récupérer les candidats privés (sans mauvais jeu de mots) de formation. Je ne vous donne pas plus d’infos parce que ma mémoire défaille et que j’ai oublié les détails (type de BTS, lycée, etc.), mais voilà des rumeurs à méditer dans ce contexte jurassien assez favorable au privé tout de même. Si ma mémoire vacille trop et que je m’emmêle trop les pinceaux dans ces histoires de BTS, postez un Commentaire ci-dessous pour me dire que je raconte n’importe quoi, et surtout avec vos corrections, ça m’apprendra à ne pas prendre de notes de ce que j’entends…
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